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La politique de développement local
est une approche récente qui répond à cette préoccupation
de canalisation efficace des initiatives à la base. Elle permet aux communautés
de base de mieux s’organiser pour prendre en charge leur développement.
L’approche développement local s’appuie sur les principes
suivants :
• La pleine responsabilisation des communautés
de bases impliquant que la planification des actions soit ascendante et décentralisée
et que la maîtrise d’ouvrage soit assurée au niveau local
par des bénéficiaires organisés au sein d'un cadre de concertation
;
• Les acteurs locaux mettent en place un dispositif comportant un cadre
local de concertation et de prise de décision, une structure d’appui
conseil et un système financier de proximité de type fonds de
développement local ;
• Une large ouverture dans la prise en compte des attentes des populations.
C’est dans cet esprit que le Burkina a opté
de communaliser tout son territoire. Le pays est ainsi organisé en collectivités
territoriales qui sont : les communes (urbaines et rurales) et les régions.
La région ,en tant que collectivité territoriale ,est dirigée
par un conseil régional élu avec à sa tête un président.
La commune (urbaine ou rurale) est dirigée par un conseil communal avec
à sa tête, un maire.
Le conseil régional et le conseil communal sont
chargés de l’exécution des actions de développement
respectives de la région et de la commune.
Dans la promotion du développement local, un rôle
important est accordé à la lettre de politique de développement
rural décentralisé dont la mise en oeuvre est assurée par
le secrétariat permanent du Cadre national de concertation
des partenaires du développement rural décentralisé (CNCPDRD).
La mise en place du dispositif du développement local va s'achever à
partir de 2007 avec les éllections municipales. Pour accompagner ce processus,
la DGATDLR œuvre à appuyer les collectivités locales à
travers :
• le guide de planification locale
dont l’objectif principal assigné est de mettre à la disposition
des acteurs de terrain (collectivités, provinces, projets et associations)
un référentiel commun en matière de planification locale
;
• la relecture
du programme des dix villes moyennes dont l’objectif
est de redéfinir à partir des expériences réalisées,
un programme cadre de développement des villes moyennes ouvert et souple
servant de référence pour tous les intervenants, s’inscrivant
dans le cadre de la décentralisation et considérant la ville comme
pôle de développement régional ;
•
L'observatoire des villes et des économies urbaines
est un outil technique d’aide à la décision et à l’action qui fournit
les informations nécessaires à la formulation et à l’orientation des politiques
urbaines ;
• l’organisation
d’un forum annuel des acteurs du développement local
dont l’objectif global est de créer progressivement un cadre de
coordination des actions du développement local favorisant des échanges
d’expérience entre acteurs du développement local, la prise
en compte des préoccupations communes aux acteurs du développement
local et la mise en place d’une banque de données sur le développement
local;
La relecture du programme
des dix villes moyennes
Le programme des villes moyennes a été
élaboré dans les années 90 dans le but entre autres, de promouvoir
le développement régional, réduire la pression sur sur les
villes de Bobo et de Ouagadougou, créer des pôles régionaux
de développement. Quinzaine d'années après, il a été
jugé nécessaire de le relire et lui assurer une nouvelle promotion.
Les objectifs assignés à la relecture sont les suivants :
- prendre en compte la Réforme Générale de l’Administration
Publique ;
- tenir compte de l’émergence des collectivités locales
avec des compétences propres à coté de l’Etat ;
- spécifier le rôle de l’Etat et ceux des collectivités
locales, ainsi que les relations entre les deux entités ;
- tenir compte du transfert des ressources et des responsabilités
aux collectivités locales ;
- passer en revue les différentes formes de maîtrise d’ouvrage
pour les besoins de leur harmonisation ;
- tenir compte des limites du cadre légal actuel dans l’exercice
de la maîtrise d’ouvrage local ;
- assurer sa mise en cohérence avec
les différents programmes en cours (ECOLOC, Aménagement du territoire,
Développement local, etc.) ;
- remobiliser les partenaires autour
d’un programme clair, cohérent et pertinent et ouvert.
La relecture devra comprendre :
- une évaluation de la pertinence des objectifs
initiaux du programme au regard du contexte actuel marqué par des réformes
politiques et économiques puis par la décentralisation ;
- une appréciation des acquis actuels du programme
notamment dans les trois villes (Ouahigouya, Koudougou et Fada) ;
- une prise en compte par le programme des nouvelles
politiques de l’Etat et des processus en cours (Réforme générale
de l'administration publique -RGAP, aménagement du territoire, développement
local, décentralisation, la lutte contre la pauvreté, ECOLOC,
etc.) ;
- l’évaluation du cadre institutionnel de
gestion du programme et des propositions d’aménagements si nécessaire
;
- l’analyse de la répartition des compétences
entre l’Etat, les collectivités locales et les autres acteurs,
et une proposition clarifiant cette répartition des compétences
dans le cadre du programme ;
- une analyse de la pertinence des axes d’intervention
du programme initial et des propositions d’adaptation ;
- l’analyse comparative des instruments et approches
d’appuis aux collectivités locales (FODECOL, AGEDECOL , FICOM,
COPELPO, FASO BARRA, EPCD, MOS , PRCCU…).
- l’examen des méthodes d’intervention
du programme au regard des exigences de la décentralisation et de la
recherche d’autonomie des communes et proposition de méthodes
optimales.
Observatoire des villes et
des économies urbaines
La mise en place d’un observatoire des villes
et des économies urbaines se justifie à plusieurs titres :
- la nécessité de développer une complémentarité
entre les partenaires du développement urbain ;
- le rôle fondamental joué par les villes dans l’économie
: elles ont un pouvoir structurant très fort sur l’espace ;
L'observatoire va poursuivre les missions suivantes
:
- l’absence d’une base
informationnelle sur les villes ;
- mettre en place d’une base de données sur les villes ;
- mettre en place d’un cadre de réflexion et d’échanges
sur les villes ;
- suivre des projets et programmes urbains de développement ;
- suivre les projets et programmes urbains de développement ;
- appuyer la conception d’une politique de développement des villes
;
L'observatoire aura à intervenir sur :
- les dynamiques démographies des villes et des centres urbains secondaires.
- les économies urbaines ;
- la situation de l’emploi et les perspectives d’évolution
;
- la dotation en équipements publics et leur répartition dans
l’espace ;
- l’implantation/délocalisation des activités ;
- la mise en place d’un système d’évaluation des projets
et programmes de développement urbains.
Il est organisé en deux comités : le comité de direction
et le comité technique
Le Cadre national de concertation
des partenaires du développement rural (CNCPDR)
Le Cadre national de concertation des partenaires du
développement rural (CNCPDR) a été créé pour assurer la coordination de l’ensemble
des interventions en matière de développement rural. Il est le lieu de rencontres
périodiques entre l’Etat, les partenaires techniques et financiers, les communautés
de bases à travers leurs représentants et la société civile. Il a pour missions
entre autres de promouvoir une stratégie globale de mise en œuvre du développement
rural décentralisé, d’assurer le pilotage des études à réaliser et la mise en
place des instruments de référence, d’impulser les réformes, de suivre les projets
et programmes et d’informer les membres de l’état d’avancement, etc.
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